Chaque année, à New York, des délégations des peuples autochtones du monde entier se rassemblent durant l'Instance Perma- nente aux Questions Autochtones de l'ONU. Cette année, du 18 au 29 mai, une délégation de 7 citoyens basques était présente lors de cette 8ème session. Terexa Michéléna, Mailys Iriart, Jokin Irungarai, Audrey Hoc et Xan Marguirault du Pays basque nord, Urko Kolomo et Jon Sarasua du Pays basque sud. Organisée à l'initiative d'Autonomia Eraiki, cette délégation en- tendait alerter l’assistance de l’UNPFII sur les contradictions de l’Etat français, car ce- lui-ci a signé des traités internationaux qu’il ne respecte pas, puisqu’il ne veut tou- jours pas reconnaître les peuples autoch- tones de son territoire. Manifestement, l’Etat français refuse de reconnaître aux Basques se trouvant présentement sous son administration le statut de peuple autoch- tone. Statut qui, à la lecture des critères onusiens s’applique parfaitement aux Bas- ques du Pays basque nord.

28.05.2009

LA PRESSION NE BAISSE PAS...

Terexa.jpgTerexa a parlé. Texte appuyé sur les con- sidérations de la langue et de l'éducation en Pays basque. Moment de forte émotion évi- demment, mais c'est la lecture arrivée à sa fin que certains bouleversements se sont produits. En effet, un représentant d'un peuple autochtone francophone s'est em- pressé de venir à notre rencontre, pour nous faire part des commentaires émis dans son oreillette par la traductrice en français (qui pensait avoir éteint son micro, à n'en pas douter). Ainsi, elle a pris à parti l'accent du sud-ouest incompréhensible, ironisant sur ses intonations (passe encore, nous revendiquons de ne pas parler un français pincé), mais s'est permise trois fois de faire le commentaire de... "terroristes" !


Nous sommes immédiatement allées nous faire confirmer l'information auprès des différents francophones de l'Assemblée. Information validée. Vagues dans l'hémicycle. Attendant la fin de la journée de travail pour demander des comptes à la traductrice, à 18heures nous l'avons attendue à la sortie pour lui demander comment certains commentaires pouvaient être émis de la part d'une technicienne dont le travail devrait être la traduction objective des propos entendus au sein de l'Assemblée. Nous n'avons pas voulu lui dire de quels propos il s'agissait pour l'amener à les prononcer elle-même, et à reconnaitre la faute professionnelle. Si, évidemment, elle a commencé par nier, elle a fini par s'excuser devant nous, se refusant par contre à toute excuse publique. Nous sommes alors allées relater l'événement à madame la Présidente qui s'engageait à en parler avec le Secrétariat.
Aujourd'hui, un texte devrait passer sur le thème "agenda professionnel". Nous aborderons notre volonté de voir les thèmes de la Langue et des Droits de l'Homme être inscrits, et bénéficier d'une place plus importante. Nous revendiquerons également une place plus équitable accordée aux représentants des peuples autochtones par rapport aux interventions des représentants de gouvernements. Nous demanderons qu'une demi-journée soit accordée à la nomination d'un expert nommé par les peuples autochtones pour la zone Europe de l'Ouest. Enfin, nous rappellerons que l'Instance a pour vocation d'être un lieu de dialogue et non de confrontation, nous plaindrons ainsi de ne pouvoir dialoguer avec certains membres permanents, de ne découvrir que polémique autour de notre volonté d'adhérer à la CAF, (Coordination Autochtone Francophone) et enfin d'avoir subi des commentaires ne respectant pas la neutralité à laquelle se doit un technicien de traduction.
La pression ne baisse pas... Merci de nous envoyer beaucoup d'énergie positive depuis Iparralde.

Mailys

Commentaires

Aupa ziek, segi lanean !

Ecrit par : Paxkal | 29.05.2009

Zuei pentsatzen dut Parisetik!
Kuraia on deneri!

Ecrit par : Maialen Eyherabide | 30.05.2009

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