Chaque année, à New York, des délégations des peuples autochtones du monde entier se rassemblent durant l'Instance Perma- nente aux Questions Autochtones de l'ONU. Cette année, du 18 au 29 mai, une délégation de 7 citoyens basques était présente lors de cette 8ème session. Terexa Michéléna, Mailys Iriart, Jokin Irungarai, Audrey Hoc et Xan Marguirault du Pays basque nord, Urko Kolomo et Jon Sarasua du Pays basque sud. Organisée à l'initiative d'Autonomia Eraiki, cette délégation en- tendait alerter l’assistance de l’UNPFII sur les contradictions de l’Etat français, car ce- lui-ci a signé des traités internationaux qu’il ne respecte pas, puisqu’il ne veut tou- jours pas reconnaître les peuples autoch- tones de son territoire. Manifestement, l’Etat français refuse de reconnaître aux Basques se trouvant présentement sous son administration le statut de peuple autoch- tone. Statut qui, à la lecture des critères onusiens s’applique parfaitement aux Bas- ques du Pays basque nord.

23.08.2009

ELSASS POWER !

 

Henri Giordan.jpgAprès une virée historico-culturelle sur Berlin à la découverte des vieux démons de l’ex Allemagne de l’Est, le destin nous avait placés sur la route de l’Alsace.  Facebook aidant, je me suis retrouvée en contact avec Thierry Kranzer, Alsacien travaillant à l’ONU, que nous avions rencontré en 2008. Thierry insistant, nous voilà sur la route de Haguenau, Alsace du Nord, pour intervenir lors de l’Université d’Eté de l’ICA (Inititiative Citoyenne Alsacienne). Programme de l’Université d’Eté ci-dessous.
La soirée était à l’honneur de l’Alsace avec la présence du linguiste chercheur au CNRS Henri Giordan, de multiples acteurs politiques et culturelles de l’Alsace et une intervention de Thierry sur les instances internationales. Il trouvait donc qu’une participation basque était opportune pour illustrer son propos.  Cinq minutes pour moi qui se sont transformées en dix car le public était attentif et intéressé. Dix minutes qui ont consisté à expliquer aux Alsaciens ce qu’a été notre initiative à l’ONU, son intérêt et un appel à la mobilisation des Alsaciens pour la session de l’année à venir.  Chaleureux applaudissements et sincères encouragements pour la suite. L’intervention a été positive donc, je suis repartie avec moult cartes de visites en main : mouvement autonome alsacien, conseillers régionaux chargés de la langue et de la culture alsaciennes, maires de différents villages...  Merci Thierry et à bientôt, en Iparralde ou à New York !

Audrey en Alsace.jpg

Audrey Hoc, de Dordogne le 23 Aout 2009

16:56 Publié dans Audrey Hoc | Commentaires (0)

03.06.2009

SHI NASOGA UNKON

 

 

petite fille naso.jpgNOUS SOMMES TOUS DES NASO


Mardi 2 Juin. Nous découvrons le centre ville his- torique de Panama Ciudad. Quel contraste avec la vision futuriste du moderne Panama inondé de gratte-ciels argentés ou en perpétuelle construc- tion. Il y a de l'investissement au Panama : blan- chiment d'argent ? Paradis fiscal ? Rentes du fa- meux canal ? Autant de discours et d'interpré- tations. Au détour d'une ruelle «havanesque», nous nous trouvons face à un kiosque sur une place, bâché et décoré de plusieurs banderoles :

Non à l'abus du gouvernement et de Ganadera Bocas !

Le peuple Naso mobilisé !

Intriguées, nous nous approchons des person- nes mobilisées et les interrogeons sur le pour- quoi de leur présence en ce lieu. Tony Vargas (tonyvargasgamarra@gmail.com), un des leaders du mouvement nous raconte : «Nous, les Naso, sommes un groupe autochtone du Panama et vivons dispersés en plusieurs communautés dans la région de Bocas del Toro (proche Costa Rica). Le 30 Mars, deux communautés : SanSan et SanSan Drui ont été démolies par des bull- dozers de l'entreprise Ganadera Bocas, démolition soutenue par la police nationale du Panama. Cette entreprise d'élevage bovin intensif affirme détenir un titre de propriété incluant nos communautés. Nos maisons, notre école, l'Église et le nouveau centre culturel que nous étions sur le point d' inaugurer, ont été détruits ! Les terres sur lesquelles nous vivons nous appartiennent depuis des siècles mais le gouver- nement panaméen se refuse à nous en délimiter officiellement les contours territoriaux et à établir une comarca («territoire») Naso Tjer-Di. Sans l'établissement d'une comarca, nous sommes sans défense légale et donc vulnérables. Ils nous traitent comme des autochtones envahisseurs, et ce sur notre propre terre ! Depuis le 15 avril, femmes, personnes âgées, jeunes et enfants, victimes de cette expro- priation, sommes ici sur cette place du centre historique de Panama afin d'exiger des réparations et le droit à vivre sur notre terre. Pour le moment, nous n'avons reçu aucune réponse favorable de la part du gouvernement. Nous ne quitterons pas ce kiosque avant l'obtention légale de nos droits sur notre terre ! Nous n' accepterons aucune relocalisation ! Nous voulons retourner sur les terres où nous sommes nés.»


signer la pétition en soutien au peuple naso

 

Audrey Hoc et Mailys Iriart depuis Panama Ciudad