Chaque année, à New York, des délégations des peuples autochtones du monde entier se rassemblent durant l'Instance Perma- nente aux Questions Autochtones de l'ONU. Cette année, du 18 au 29 mai, une délégation de 7 citoyens basques était présente lors de cette 8ème session. Terexa Michéléna, Mailys Iriart, Jokin Irungarai, Audrey Hoc et Xan Marguirault du Pays basque nord, Urko Kolomo et Jon Sarasua du Pays basque sud. Organisée à l'initiative d'Autonomia Eraiki, cette délégation en- tendait alerter l’assistance de l’UNPFII sur les contradictions de l’Etat français, car ce- lui-ci a signé des traités internationaux qu’il ne respecte pas, puisqu’il ne veut tou- jours pas reconnaître les peuples autoch- tones de son territoire. Manifestement, l’Etat français refuse de reconnaître aux Basques se trouvant présentement sous son administration le statut de peuple autoch- tone. Statut qui, à la lecture des critères onusiens s’applique parfaitement aux Bas- ques du Pays basque nord.

27.05.2009

AVEC LA COORDINATION AUTOCHTONE FRANCOPHONE...

Mailys portrait.jpgAujourd'hui, peut être une avancée au niveau de la Coordination Autochtone Francophone...
Hier il nous a été dit que parmi les réticences à nous voir travailler au sein de la CAF, était l'avis, à notre grande surprise, d'un Kanak... Sa position se basait sur son impossibilité à justifier auprès de la population de Nouvelle Calédonie un travail en collaboration avec les Basques, alors que ces mêmes Basques constituaient de vérita- bles obstacles à la libération de son peuple sur le territoire kanak. En effet, en Nouvelle Calédonie, des individus brandissant notre ikurriňa travaillent à soutenir le gouvernement français et à rendre difficile, voire impossible le travail des militants kanaks à la libération de leur peuple du joug français. Pour lui donc, impossible de travailler avec les Basques au sein de l'Instance Permanente aux Questions Autochtones.

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RENCONTRE AVEC BARTOLOMEO CLAVERO

Clavero_Bartolome2.jpgÀ la demande de certains visiteurs du blog, voici un résumé de ce qu'il s'est passé la semaine dernière, lors de ma brève rencontre avec le représentant des gouvernements pour l'Europe de l'Ouest. Un peu avant 13 heures jeudi dernier, je vais à la rencontre de Bartolomeo Clavero afin d'engager une conver- sation. Je m'adresse à lui poliment et dans sa langue, en espagnol, de la sorte :
- « Vous êtes Bartolomeo Clavero ? (oui), vous êtes donc le membre permanent qui représente les gouvernements pour la région Europe de l'Ouest, j'aimerais vous poser une question. Pourquoi, face à vous, il n'y a pas de représentant autochtone pour cette même région Europe de l'Ouest ?
- C'est vrai qu'il n'y en a pas. Mais qui ? Qui ? Quels peuples ? Il n'y en a pas...
- Vous savez que je représente une délégation du Pays basque.
- Ah oui, ça je le sais, et c'est d'ailleurs honteux que vous soyez là. C'est une honte. Vous ne connaissez pas l'histoire de votre peuple, les ignominies commises par eux en Amérique du sud, des colonisateurs...Vous devriez avoir honte d'être ici. C'est une véritable honte... Et puis le terrorisme... (Là, je ne suivais plus trop, tellement j'étais sous le choc !)
- Il me semble connaître l'histoire de mon peuple et je ne pense pas que cela soit l'oeuvre d'un collectif. Mais, si vous voulez, on en discute ensemble, avec d'autres, calmement, pendant un quart d'heure, en dehors de l'assemblée... discutons, entamons un dialogue...
- Non, je ne veux pas discuter, c'est une honte que vous soyez là... Vous êtes jeune et idéaliste, vous devriez vous rendre compte... Merci. »
Et il s'en va... un ange passe... C'était plutôt violent.

Audrey Hoc